Blog du FC Horbourg-Wihr

jeudi 19 novembre 2009

Barrages Coupe du Monde et matchs amicaux

L'Afrique du Sud en tremblant !
Pour la première fois de son histoire, l'équipe de France disputera une quatrième phase finale de Coupe du monde de rang. Mais que ce fut laborieux pour gagner le précieux sésame pour l'Afrique du Sud ! Car si les Bleus ont attaqué le barrage retour face à l'Eire nantis du but d'avance inscrit à Croke Park, ils n'ont dû leur qualification qu'à un but inscrit par Gallas en prolongation (1-1). Un dénouement heureux, tant les Irlandais auront été supérieurs au Stade de France. Mais l'essentiel est fait...

Gallas a égalisé pour la France et envoie les Bleus au Mondial. (Reuters)

Raymond Domenech est-il un miraculé ? Alors que pendant 100 minutes interminables, le sélectionneur n'a jamais été aussi proche de la sortie, voilà que, sauf rebondissement, c'est en Afrique du Sud et non dans sa maison bretonne ou ailleurs, qu'il passera le mois de juin 2010 à la tête d'une sélection française qui s'est qualifiée par l'extrême petit bout de la lorgnette pour le Mondial 2010. Il a fallu pour cela un gros coup de pouce de l'arbitre, M. Hansson, qui n'a pas vu la main d'Henry sur le coup franc de Malouda, la remise du capitaine des Bleus trouvant Gallas qui a inscrit ce mercredi soir sur le coup de 23h10 le but plus important de sa carrière. Il envoie en effet la France, finalement tenue en échec (1-1), disputer sa treizième phase finale de Coupe du monde, la quatrième consécutive ce qui ne lui est jamais arrivé dans sa longue histoire.

A croire que les dieux du football, s'ils existent, sont français et pas irlandais, car c'est bien l'Eire qui, au regard de sa prestation pleine de courage et d'envie, qui aurait mérité de décrocher son sésame pour la première Coupe du monde africaine, tant elle a dominé une équipe de France méconnaissable pendant 120 minutes. Maladresses techniques comme on n'en avait jamais vues chez ces Bleus, mauvais choix, absence de cohérence offensive, le public du Stade de France a eu droit à un véritable panaché d'insuffisances, mais à l'arrivée, il aura vibré pour une qualification qui est bien la seule satisfaction de cette soirée dyonisienne, mais qu'elle est grande !

Keane refroidit le Stade de France
Forts de leur avantage acquis à Croke Park, les Français avaient promis de ne pas calculer, mais c'est bien sur la pointe de pieds tremblants qu'ils abordent ce barrage retour dans un Stade de France que tente de chauffer un speaker aussi omniprésent qu'irritant. La première offensive est ainsi irlandaise avec un ballon de Duff dans la surface pour Keane, mais Evra écarte en catastrophe (5e). On sent les Bleus, dans une composition proche de celle de Dublin avec juste le remplacement poste pour poste d'Abidal par Escudé, un rien fébriles en ce début de rencontre et leurs affaires ne s'arrangent pas lorsque, blessé au nez par un coup de coude involontaire d'Evra, Escudé doit quitter la pelouse au bout de cinq minutes. Squillaci entre à sa place et voilà les Bleus qui partent en contre-attaque par Gignac, l'action initiée par le Toulousain s'achevant par un tir contré d'Henry, servi par Anelka (10e). De quoi enflammer un Stade de France qui ne demande que ça et assiste ensuite à une frappe trop enlevée de L. Diarra sur un corner mal renvoyé (13e) puis à un essai contré de Gignac (15e).

Le match a changé de camp, mais la tension reste palpable au sein d'une équipe de France qui peine à se trouver collectivement et ne crée le danger que sur coup de pied arrêté, à l'image de cette tête renversée de Squillaci largement au-dessus sur un coup franc tiré côté gauche par Henry (21e). Les Irlandais, au contraire, jouent tous leurs ballons sans complexe et il faut une sortie aussi kamikaze que décisive de Lloris pour empêcher Keane de profiter d'une nouvelle bévue d'une charnière centrale française qui a alors la fâcheuse manie de relancer dans les pieds adverses (24e). Doyle manque ensuite de quelques cheveux peroxydés de reprendre un bon centre de la droite de Lawrence (26e), poussant les supporters des Bleus à sonner le réveil, tant leurs protégés paraissent tétanisés par la peur de mal faire. Mais sans succès, puisque les mauvaises passes (L. Diarra pour Henry, Henry pour Anelka...) succèdent aux choix hasardeux, les couloirs sont abandonnés aux Irlandais qui s'y engouffrent avec gourmandise, on ne reconnaît pas cette équipe de France coupée en deux !

Lloris sauve la maison bleue
Et c'est le plus logiquement du monde que les hommes de Trapattoni finissent par trouver l'ouverture, avec un déboulé côté gauche de Duff qui sert sans opposition en retrait un Robbie Keane qui n'a plus qu'à ouvrir son pied droit et tromper Lloris (33e). Le Stade de France résonne des chants des quelques 15 000 Irlandais venus soutenir les leurs avec une foi inébranlable et il faut attendre la toute fin de mi-temps pour trouver quelques motifs d'espérer en cette équipe de France rarement vue aussi empruntée, avec un beau déboulé à droite de Sagna et une frappe d'Anelka, une fois de plus contrée en corner par un pied irlandais (38e). Bien trop peu cependant et c'est sur un pied d'égalité que les deux formations rejoignent les vestiaires, promettant un scénario à très haut suspense pour la seconde période que la France se serait bien évité.

La pause a-t-elle été bénéfique ? Que nenni ! Car à peine revenus sur la pelouse, les Bleus sont à deux doigts de la correctionnelle sur un coup franc tiré côté gauche par Lawrence pour O'Shea qui, complètement abandonné au deuxième poteau, a tout le temps de contrôler, et d'armer une frappe du gauche au-dessus du but de Lloris (47e). C'est ensuite Evra qui sauve les siens d'un tacle désespéré devant Doyle (50e), le contre tricolore qui suit achevé par une frappe écrasée et trop croisée de Gignac ne suffisant pas à rassurer des supporters tricolores qui commencent à envisager le pire. Même si, dans la foulée, Anelka adresse la première frappe cadrée des Bleus de la partie (!), dans les gants de Given (54e). Domenech tente alors d'apporter du sang frais en lançant Govou à la place d'un Gignac guère heureux pendant 55 minutes, mais c'est l'Eire qui passe tout près du KO, lorsque sur une erreur de relance de L. Diarra, Duff se présente seul dans l'axe devant Lloris qui, une fois de plus, sauve la maison bleue (61e) !

Gallas envoie la France en Afrique du Sud
Une maison qui se lézarde de toutes parts, minée par une accumulation d'approximations techniques qui font presque passer les Irlandais pour des Brésiliens ! Dans un tel contexte, on tente de s'en remettre aux coups de pied arrêtés, mais là encore sans résultat, le coup franc de Gourcuff trouvant la « niche » d'un Given toujours bien placé (70e). Dans la foulée, Sagna dépose Duff à droite et centre pour Anelka dont la tête passe à côté (71e), mais c'est surtout Keane qui, après une erreur de Gallas, frôle le 0-2, lorsque, en voulant dribbler Lloris, il pousse trop son ballon qui sort en six mètres (73e) ... L'atmosphère devient irrespirable pour ces Bleus qui passent alors beaucoup plus près de l'élimination que de la qualification, comme sur cet ultime essai de Keane qui se régale d'une nouvelle erreur, cette fois de L. Diarra, mais ne trouve pas le cadre (88e). Les Bleus peuvent s'estimer heureux d'aller en prolongation !

Une prolongation qui débute par une bonne frappe d'Anelka à côté (93e), l'attaquant de Chelsea étant le seul à tenter quelque chose en attaque. Il est même tout près d'être récompensé lorsque, sur un ballon en profondeur, il dribble Given et s'écroule dans la surface, mais M. Hansson reste imperturbable, s'attirant la bronca du Stade de France (98e) qui remet ça trois minutes plus tard sur un but de Govou, logiquement refusé pour hors-jeu (102e). M. Hansson essuie ensuite les foudres irlandaises avec un coup franc de Malouda qu'Henry, au deuxième poteau, contrôle de la main avant de centrer de l'extérieur pour Gallas qui n'a plus qu'à pousser le cuir de la tête au fond des filets (103e). C'est de la folie à Saint-Denis ! Incroyable coup du destin pour cette France bien pâle qui arrache finalement l'un des nuls les plus importants de sa récente histoire. Au coup de sifflet final, Raymond Domenech peut souffler, conscient d'avoir senti de très près le vent du boulet: "Ce match a été laborieux par moments, miraculeux par instants, mais je suis heureux à la fin. Tous ceux qui aiment le football français sont heureux d'avoir participé à "ça". C'est génial. Mon pronostic, c'était 1-1, j'étais sûr qu'on allait se qualifier", confiera-t-il sur TF1. Au regard de ce match, rien n'était moins sûr...

C'est un Giovanni Trapattoni abattu qui a commenté mercredi soir l'élimination de l'Eire par la France, à l'issue du nul 1-1 au Stade de France: "Je suis très déçu, aussi triste, pour mon équipe, pour le public irlandais. Je veux revenir sur le but, l'arbitre a eu une hésitation, il a demandé au juge de touche d’apprécier la situation... Je préfère être sorti avec un penalty, ce n’est pas facile à accepter. On nous parle toujours toujours, toujours, toujours de fair-play, mais ce n’est pas normal qu’on insiste sur le fair-play il y a deux-trois mois et que là, on change les règles. La France a une bonne équipe, elle a bien joué à Dublin, ce soir, on a mieux joué, je suis sûr que sur ces deux matches, on mérite d’aller en Afrique du Sud, mais le résultat est là, je souhaite à la France le meilleur en Afrique du Sud".

Le Portugal dompte la Bosnie

Plus expérimentés, les Portugais sont allés chercher leur ticket pour la prochaine Coupe du monde en s'imposant en Bosnie (1-0), en match retour des barrages de la zone Europe, confortant ainsi la victoire obtenue à l'aller. Dans les autres rencontres, la Grèce a surpris l'Ukraine chez elle et se qualifie (0-0, 0-1), et la Slovénie a créé la surprise en renversant la situation face à la Russie (1-2, 1-0).

Cruel pour la Bosnie, ce sont les Portugais qui iront à la Coupe du Monde. (Reuters)

Bosnie - Portugal: 0-1 (Aller : 0-1)
Ils ont tremblé, mais ils y seront. Après avoir décroché presque miraculeusement leur place en barrages, les Portugais, même privés de leur Ballon d'or Cristiano Ronaldo, sont parvenus à s'extraire du piège tendu par la Bosnie. Dominateurs, les hommes de Carlos Queiroz ont parfaitement maitrisé ce match retour, et l'ont emporté grâce à un but de Raul Meireles. Deco, Simao et consorts obtiennent ainsi leur place dans l'avion pour l'Afrique du Sud. Le coup est dur pour une jeune équipe de Bosnie, mais qui a montré de belles promesses, notamment à l'aller, et qui sera probablement difficile à jouer dans les prochaines années, avec des talents comme Dzeko, Misimovic ou Pjanic.

Privé de son maître à jouer, le meneur de Wolfsburg Zvjezdan Misimovic, touché à un genou, Miroslav Blazevic décide de titulariser le Lyonnais Miralem Pjanic. En face, Carlos Queiroz a préféré aligner Tiago plutôt que Deco. Durant les premières minutes, les Bosniens parviennent mieux à dompter le ballon sur un terrain difficile, mais la première opportunité sera pour Raul Meireles qui, à la sortie d'un une-deux avec Tiago, se présente seul face à Hasagic, qui dégage le ballon du pied (25e). En face, seule une frappe d'Ibisevic (36e), au-dessus, fera frissonner la défense de la Seleçao.

Blazevic tente le tout pour le tout en lançant un attaquant supplémentaire, Zlatan Muslimovic, au retour des vestiaires. Mais ce sont les Portugais qui repartent le mieux, avec une énorme occasion pour Simao, qui bute à nouveau sur le pied d'Hasagic (47e). Pjanic tentera bien sa chance entre-temps, mais ce sont bien les joueurs Queiroz qui ouvrent le score par un tir croisé de Meireles, bien servi par Nani dans la surface (0-1, 54e). Condamnés à marquer trois fois, les Bosniens se ruent à l'attaque et offrent des espaces à Nani, Simao et Meireles, qui se régalent, mais ne parviennent pas à doubler la mise. Dans l'autre surface, Paulo Ferreira prive Dzeko de l'égalisation en lui chipant le ballon in extremis (67e). Pjanic fait ensuite briller Eduardo sur un coup-franc de 35 mètres que n'aurait pas renié un certain Juninho (74e). Mais l'expulsion de Salihovic, qui a semble-t-il mal parlé à l'arbitre M. Rosetti, à un quart d'heure de la fin, sonne le glas des rêves bosniens. Les Portugais peuvent souffler. Ils iront bien en Afrique du Sud.

La Grèce est qualifiée

La Grèce s'est qualifiée mercredi pour le Mondial grâce à un but de Salpingidis. (Reuters)

Alors qu'elle avait obtenu un bon résultat à l'aller samedi dernier à Athènes, l'Ukraine n'a pas réussi à le confirmer chez elle ce mercredi. La Grèce s'est en effet imposée à Kiev (1-0) grâce à un but de Salpingidis (31e). Une victoire ô combien importante puisqu'elle permet aux Grecs de composter leur billet pour la Coupe du monde, ce qu'elle n'avait pas réussi à faire il y a quatre ans pour le Mondial allemand. La Grèce est la 28e équipe qualifiée pour l'Afrique du Sud.

Ce succès est aussi une petite victoire personnelle pour le sélectionneur allemand de la Grèce Otto Rehhagel, très décrié ces derniers temps. En cas de non-qualification, son bail entamé en 2001 aurait pris fin après un règne de huit ans, marqué par le triomphe de l'Euro 2004.

En revanche, cette défaite constitue un sérieux revers pour l'Ukraine, qui organisera l'Euro 2012 avec la Pologne. Privé de Coupe du monde, l'attaquant ukrainien Andreï Shevchenko, 33 ans, Ballon d'Or 2004, pourrait mettre un terme à sa carrière internationale.

Ukraine - Grèce: 0-1 (Aller: 0-0)

Cruelle désillusion pour l'Ukraine ! Les Ukrainiens pensaient être en bonne position après le match nul (0-0) en Grèce, mais les partenaires de Shevchenko se sont fait surprendre à Donetsk par les Héllènes (0-1), malgré l'abattage de l'attaquant du Dynamo Kiev, omniprésent mais malheureux. Un petit but de Salpingidis à la 31e minute, bien lancé par Samaras dans le dos de la défense, suffit aux Grecs pour les envoyer en Afrique du Sud. Les champions d'Europe 2004, toujours dirigés par l'Allemand Otto Rehhagel, y disputeront leur seconde Coupe du monde, après l'édition 94 aux Etats-Unis, où ils n'avaient pu franchir le premier tour.

La Slovénie coiffe la Russie

La Slovénie de Koren a battu la Russie (1-0) et se qualifie pour le Mondial.(Reuters)

La présence du président russe, Dmitri Medvedev, dans les tribunes du stade Ljudski n'a pas eu l'effet escompté. Les demi-finalistes du dernier Euro n'iront pas en Afrique du Sud l'été prochain, puisqu'ils se sont inclinés ce mercredi (0-1) contre la Slovénie en barrage retour. Le but marqué par Nejc Pecnik dans les derniers instants du match aller (2-1 pour la Russie), a donc été décisif.

Quatre jours plus tard, c'est Zlatko Dedic (44e) qui a qualifié la Slovénie pour sa deuxième Coupe du monde, après celle de 2002. En revanche, la Russie sera absente du Mondial pour la deuxième fois consécutive. Dans un match tendu, que les Russes ont terminé à neuf après les les expulsions d' Alexander Kerzhakov (67e) et Yuri Zhirkov (90e), les hommes de Matjaz Kek ont réussi à garder en seconde période le court avantage acquis contre une «Sbornaja» déterminée mais peu inspirée, à l'instar de sa vedette Andreï Arshavin.

A la 85e minute, les Russes manquaient l'égalisation synonyme de qualification sur l'une de leurs rares occasions quand, se présentant seul devant Samir Handanovic, Youri Zhirkov manquait son face-à-face avec le gardien slovène. En sortant victorieuse de ce barrage, les coéquipiers de Valter Birsa mettent fin à une curieuse statistique: depuis 1997 et l'instauration des barrages en Europe, toutes les équipes qui s'étaient imposées à l'aller s'étaient qualifiées. Ce n'est désormais plus le cas.

Slovénie - Russie: 1-0 (Aller: 1-2)

Le cauchemar des Russes ! On sentait que le but de Pecnik, dans les dernières minutes du match aller (2-1), pourrait être déterminant. Il a en effet permis à la Slovénie de ne pouvoir l'emporter que 1-0 au retour pour se qualifier pour l'Afrique du Sud. L'unique but de la partie, l'oeuvre de Zlatko Dedic en fin de première période, offre à la jeune nation slovène sa première phase finale de Coupe du monde. Les joueurs de Guus Hiddink, demi-finaliste du dernier Euro, ont même bu le calice jusqu'à la lie, car ils ont terminé la rencontre à neuf après les expulsions de Kerzhakov (66e) et de Zhirkov (92e).

L'Algérie écrit l'histoire

24 ans après sa dernière participation, l'Algérie jouera en juin prochain la troisième Coupe du monde de son histoire. Lors du match d'appui de la zone Afrique, les Fennecs ont dominé ce mercredi l'Egypte (1-0), près de Khartoum au Soudan, grâce à un but de Yahia en fin de première période. Malgré des échauffourées avant le match, tout s'est bien déroulé sur le terrain.

Les Algériens fêtent le but de Yahia, seule réalisation du match. (Reuters)

Les successeurs de Madjer et Belloumi se nomment désormais Ghezzal, Yahia et Yebda. 24 ans après sa deuxième et dernière participation (1982 et 1986), l'Algérie jouera en juin prochain le Mondial 2010 en Afrique du Sud. Dominés il y a quatre jours au Caire par l'Egypte (0-2), les Fennecs sont venus à bout ce mercredi des Pharaons (1-0), en match d'appui de la zone Afrique, près de Khartoum au Soudan. Et c'est tout un peuple qui descend dans les rues d'Alger pour fêter la qualification au terme d'une rencontre sous haute tension après les échauffourées qui ont émaillé l'avant-match.

Tendus, les joueurs le sont aussi pour cette rencontre capitale dans leur carrière. La perspective de jouer une Coupe du monde transcende des hommes soutenus par des pays tout entier. Les avions et les cars venus d'Algérie et d'Egypte ont afflué ces derniers jours vers la capitale soudanaise. Quelques échauffourées ont d'ailleurs éclaté avec les forces de l'ordre dans les heures précédant la rencontre. Si dans les tribunes du stade d'Omdurman, ville jumelle de Khartoum, l'ambiance est heureusement à la fête, les deux équipes ne tardent pas à se frictionner sur le terrain. Le premier carton jaune, adressé à Nadir Belhadj, sort de la poche de l'arbitre après seulement 45 secondes de jeu...

Yahia perce la défense égyptienne
Et il ne faut pas attendre beaucoup plus longtemps pour qu'une altercation entre plusieurs joueurs éclate après un contact rude entre Meghni et Hassan. Le jeu reprend finalement ses droits et c'est une Algérie débordante d'énergie qui manque de peu l'ouverture du score après un tir à bout portant de Saïfi, repoussé par El-Hadary (5e). Dominés durant la première demi-heure, les Pharaons refont surface et Al Muhamadi oblige Chaouchi à une belle manchette pour écarter le danger (34e). Pourtant, les Fennecs appuient sur l'accélérateur en fin de première période. Sur une action initiée par Ziani, le ballon file vers Yahia sur le côté droit de la surface. L'ancien Bastiais et Niçois ne se pose pas de question et envoie un missile sous la barre transversale pour inscrire le premier but du match (1-0, 40e). Tout le banc algérien se lève comme un seul homme.

Les doubles champions d'Afrique, dominateurs au Caire il y a quatre jours, ne parviennent pas à prendre la mesure d'Algériens solidaires et appliqués. Ghezzal de la tête, sur un centre de Yebda, met encore El-Hadary à contribution (60e). Son homologue du côté des Fennecs n'est pas en reste. Chaouchi sauve une première fois son camp sur une tentative d'El-Sakka au point de penalty (62e), avant de dévier un tir à bout portant d'Al Muhamadi, contré in extremis. Zidan suit mais sa frappe est repoussée par un tacle d'Halliche (72e). Recroquevillés en défense, les Algériens s'arrachent pour conserver leur maigre avantage, malgré une pression égyptienne difficile à contenir. Et après quatre minutes de temps additionnel, les Fennecs peuvent lever les bras au ciel, ils seront au Mondial 2010.

CM 2010: L'Uruguay dernière qualifiée

On connaît désormais les 32 qualifiés pour la Coupe du monde 2010 et c'est l'Uruguay qui a décroché ce mercredi le dernier billet en remportant son barrage face au quatrième de la zone Concacaf, le Costa Rica. Après une victoire 1-0 à l'aller en déplacement, les Sud-Américains ont pourtant été tenus en échec 1-1 à Montevideo au retour, Centeno répondant au but uruguayen d'Abreu. Ce nul suffit cependant au bonheur des partenaires de Forlan qui seront donc les cinquièmes représentants de l'Amsud en Afrique du Sud avec le Brésil, le Paraguay, le Chili et l'Argentine.

L'Allemagne, la tête ailleurs

Lors du match disputé en l'honneur de Robert Enke, le gardien décédé la semaine passée, l'Allemagne a concédé le match nul (2-2) en amical face à la Côte d'Ivoire ce mercredi. Un doublé de Podolski a répondu aux buts d'Eboué et Doumbia. Mais les joueurs de Joachim Löw avaient la tête ailleurs et Enke était bien dans l'esprit des acteurs de la rencontre.

Podolski a dédié ses deux buts à Robert Enke, décédé la semaine dernière. (Reuters)

L'Italie au minimum

Opposée à la Suède en match amical, la Squadra Azzurra l'a emporté par la plus petite des marges (1-0) mercredi à Cesena. Alors que les attaquants italiens, notamment Pazzinni, souhaitaient briller en vue du la Coupe du Monde, c'est un défenseur, le Turinois Giorgio Chiellini, qui a inscrit l'unique but de la rencontre.

La joie de Giorgio Chiellini, l'unique buteur face à la Suède. (Reuters)

Qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA en Afrique du Sud : 32 pays ont leurs tickets pour la phase finale :


Afrique : 6 pays
Afrique du Sud (15/05/2004), Cameroun (14/11/2009), Ghana (06/09/2009), Côte d’Ivoire (10/10/2009), Nigéria (14/11/2009), Algérie (18/11/2009)

Asie : 4 pays
Australie (06/06/2009), Corée du Nord (17/06/2009), Japon (06/06/2009) et Corée du Sud (06/06/2009)

Europe : 13 pays
Allemagne (10/10/2009), Danemark (10/10/2009), Italie (10/10/2009), Serbie (10/10/2009), Suisse (14/10/2009), Angleterre (09/09/2009), Espagne (09/09/2009), Pays-Bas (06/06/2009), Slovaquie (14/10/2009), France (18/11/2009), Portugal (18/11/2009), Grèce (18/11/2009) et Slovénie (18/11/2009)

Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes : 3 pays
Etats-Unis (10/10/2009), Mexique (10/10/2009) et Honduras (15/10/2009)

Océanie : 1 pays
Nouvelle-Zélande (14/11/2009)

Amérique du Sud : 4 pays
Argentine (14/10/2009), Chili (10/10/2009), Brésil (05/09/2009), Paraguay (09/09/2009) et Uruguay (19/11/2009)

mercredi 18 novembre 2009

Loi n° 10 : But marqué

But marqué
Un but est marqué quand le ballon a entièrement franchi la ligne de but entre les poteaux et sous la barre transversale, sous réserve qu’aucune infraction aux Lois du Jeu n’ait été préalablement commise par l’équipe ayant marqué le but.

Équipe victorieuse
L’équipe qui aura marqué le plus grand nombre de buts pendant le match remporte la victoire. Quand les deux équipes marquent le même nombre de buts ou n’en marquent aucun, le match est déclaré nul.

Règlement de la compétition
Lorsque le règlement de la compétition exige qu’une équipe soit déclarée vainqueur après un match nul ou après un score de parité à l’issue d’une confrontation aller-retour, seules les procédures suivantes sont permises :
• règle des buts inscrits à l’extérieur ;
• prolongations ;
• tirs au but.

Pas but
Si l’arbitre accorde un but avant que le ballon ait entièrement franchi la ligne de but et réalise immédiatement son erreur, le match devra reprendre par une balle à terre à l’endroit où se trouvait le ballon au moment de l’interruption du jeu, à moins qu’il ne se soit trouvé à l’intérieur de la surface de but auquel cas l’arbitre laissera le ballon tomber sur la ligne de la surface de but qui est parallèle à la ligne de but, et ce au point le plus proche de celui où se trouvait le ballon lorsque le jeu a été arrêté.

Textes tirés des Lois du Jeu 2009-2010 éditées par la FIFA.

Loi n° 9 : Ballon en Jeu et Hors-Jeu

Ballon hors du jeu
Le ballon est hors du jeu quand :
• il a entièrement franchi une ligne de but ou une ligne de touche, que ce soit à terre ou en l’air ;
• le jeu a été arrêté par l’arbitre.

Ballon en jeu
Le ballon est en jeu dans toutes les autres situations, y compris quand :
• il rebondit dans le terrain de jeu après avoir touché un poteau, la barre transversale ou un drapeau de coin ;
• il rebondit après avoir touché l’arbitre ou un arbitre assistant se trouvant sur le terrain.

À l’intérieur du terrain, le ballon touche une personne autre qu’un joueur
Si le ballon, lorsqu’il est en jeu, touche l’arbitre ou un arbitre assistant qui se trouve temporairement sur le terrain, le jeu se poursuit car l’arbitre et les arbitres assistants font partie du jeu.

Textes tirés des Lois du Jeu 2009-2010 éditées par la FIFA.

Les Bleuets au forceps

Il aura fallu attendre les dernières secondes pour que la situation se débloque. Grâce à un but de Sankharé dans les arrêts de jeu, l'équipe de France Espoirs a dominé in extremis la Slovénie (1-0) à Reims, lors de qualifications pour l'Euro 2011. Ce succès permet aux Bleuets de revenir à hauteur du leader du groupe 8, l'Ukraine, qu'ils affronteront en septembre prochain.

Sankharé a inscrit le but libérateur contre la Slovénie. (Maxppp)

Un match débridé au dénouement heureux. En décrochant in extremis la victoire ce mardi à Reims contre la Slovénie (1-0), l'équipe de France Espoirs s'est replacée dans la phase de qualifications pour l'Euro 2011. Après cinq rencontres disputées dans la poule 8, les Bleuets occupent la première place, avec le même nombre de points et la même différence de buts que l'Ukraine, un adversaire qu'ils affronteront le 3 septembre prochain, match sans doute décisif pour décrocher un billet pour le Danemark.

Quatre jours après avoir été accrochés par la Tunisie (1-1) à Tours, cette fois-ci en amical, les hommes d'Erick Mombaerts ne sont parvenus à trouver la faille que dans les arrêts de jeu face à une équipe slovène pourtant largement à leur portée. Le manque de réalisme offensif, notamment au terme d'actions construites, a longtemps plombé leurs ambitions, malgré leur domination technique. Et comme quatre des cinq derniers buts inscrits par les Bleuets l'ont été sur coups de pieds arrêtés, c'est encore sur des phases de jeu similaires qu'ils se sont montré les plus dangereux.
Sankharé arrache la victoire dans les arrêts de jeu
Kembo Ekoko, très actif sur son côté droit, a trouvé le poteau sur un coup franc tiré depuis la gauche du terrain, le gardien slovène Vidmar détournant le ballon au passage (45e). A l'heure de jeu, c'est au tour de Corchia de trouver les montants. Le coup franc du Manceau, frappé à une vingtaine de mètres, s'écrase sur la barre transversale, après une nouvelle intervention de Vidmar (61e). Plus les minutes s'égrènent, plus les Français s'impatientent. Au contraire des Slovènes, tout proches de tuer le match à la fin du temps réglementaire, lorsqu'un coup franc de Rep heurte le poteau d'Olimpa (90e).

Mais sur l'ultime corner de la rencontre, Sankharé, entré en jeu au cours de la seconde période, s'élève plus haut que tout le monde et profite surtout d'une erreur de jugement de Vidmar pour placer le ballon au fond des filets (1-0, 90e + 3). Soulagés, les Français ont toujours leur destin en mains. "C'était un match difficile, mais on le savait. Il faut féliciter les joueurs qui sont allés chercher cette victoire", a déclaré le sélectionneur Erick Mombaerts au micro de Direct 8.

mardi 17 novembre 2009

Egypte-Algérie: La Fifa appelle au Fair Play

La Fifa a publié un communiqué sur son site officiel dans lequel elle explique qu'elle continue son enquête et qu'aucune décision ne sera prise avant que les faits exactes aient été établis: "A l'heure actuelle, la FIFA étudie les différents rapports et documents relatifs aux incidents qui ont entouré le match Egypte-Algérie. En attendant que la procédure arrive à son terme, la FIFA ne fera aucun commentaire et ne livrera aucune information sur le sujet. Dans un premier temps, la FIFA doit établir les faits. La FIFA demande à l'ensemble de la famille du football et aux fans du monde entier, en particulier ceux concernés par ce match, de respecter l'esprit du fair-play et de faire preuve de la plus grande retenue afin que chaque rencontre se déroule dans les meilleures conditions."

dimanche 15 novembre 2009

FIFA : Une suspension de 2 mois pour Maradona

Le sélectionneur de l'Argentine, Diego Maradona, a été suspendu dimanche deux mois par la Fédération internationale de football (Fifa) pour un dérapage verbal survenu après la qualification de l'Albiceleste pour la Coupe du monde. Il a également écopé d'une amende de 25 000 francs suisses, a annoncé la Fifa. La suspension court du 15 novembre au 15 janvier. Maradona avait tenu des propos grossiers à l'encontre de la presse le mois dernier après qu'une victoire en Uruguay le 14 octobre eut assuré à l'Argentine sa participation à la Coupe du monde. Il avait déclaré: "Ceci (cette victoire) est pour ceux qui n'ont pas cru en cette équipe et qui m'ont traité comme un moins que rien. Aujourd'hui, nous sommes au Mondial, sans l'aide de personne et avec tous les honneurs. A ceux qui n'ont pas cru en nous, je demande pardon aux dames, qu'ils me la s.... (sic) et continuent à me s...."

Soirée Jeunes du samedi 14/11/2009

 Ce samedi soir, les dirigeants des débutants (Laurent MESSIO & Frédéric ZETTL), des poussins (U11-Nathalie ESPANET, Laurent REEB, Julien SCHAEFFER et Jean-Pierre RAUSSIN) et des benjamins (U13-Thierry ESPANET, Nicolas RUDOLF, Pietro SELVAGGIO et Franck MAGNARD) ont préparé une soirée de rencontre entre les joueurs, leurs familles et les dirigeants.


Devant le nombre impressionnant d'inscrits, la soirée a due être séparée en deux lieux différents. pour les plus jeunes, on était au club-house et les benjamins, leurs familles et les entraîneurs dans un restaurant colmarien. Vous verrez donc les photos faites au club-house.





Avec le match de barrage, la télé s'est invité à la partie.  




Le menu était le suivant :
- Apéritif
- Fricassée de dinde avec ses spaëtzles
- Glace
- Café



La victoire de l'équipe de France en fin de match a décontractée tout le monde pour que la soirée soit plus que réussit.




Il y a eu le jeu de la pesée visuelle d'un panier de fruits où on devait estimer le poids totale de la corbeille remplie en espérant s'approcher le plus près de la bonne réponse (1 estimation valait 1 €). L'assistance s'est pris au jeu des devinettes. Ce fut la maman du petit Jules (débutants) qui a gagné ce beau lot.



L'ambiance fut détendue et festif !


 Pour finir la soirée, des crèpes furent proposées  au plus gourmands !



Malgré la fraîcheur du temps, cette fête se prolongea jusqu'à tard dans la soirée !!!




Aux revoir d'usage, tout le monde se donner rendez-vous pour la fête de Noël, le samedi 12 décembre 2009  !!!

Candidature Euro 2016

J'avais oublié que la FFF et surtout son bureau exécutif avait, ce mercredi 11 novembre 2009, donné sa décision sur les villes qui organiseraient les matchs si la France aurait l'organisation de l'Euro 2016 !

Les 12 villes retenues
Le Conseil Fédéral de la FFF a désigné aujourd'hui les villes retenues pour la candidature de la France à l'organisation de l'Euro 2016. Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Nice, Paris, Saint-Denis, Saint-Etienne, Strasbourg et Toulouse ont été sélectionnées. La France devra remettre son dossier de candidature avant le lundi 15 février 2010. Le Comité exécutif de l'UEFA annoncera le nom du pays hôte le vendredi 28 mai 2010.


"Un travail exceptionnel"
Cet après-midi, une conférence de presse était organisée au siège de la FFF. A cette occasion, Frédéric Thiriez, Président de la Ligue du Football Professionnel (LFP), Jean-Pierre Escalettes, Président de la Fédération Française de Football, et Jacques Lambert, Directeur Général de la FFF (photo, de gauche à droite), ont annoncé le nom des 12 villes retenues par le Conseil Fédéral pour la candidature de la France à l'organisation de l'Euro 2016.

Jean-Pierre Escalettes
"Je voudrais tout d'abord remercier l'ensemble des villes pour leur travail exceptionnel. Tous les dossiers présentés étaient vraiment de grande qualité. Sur ces 14 dossiers, nous avons réalisé une étude transparente de chaque projet. A présent, il faut que l'on sente tout le pays derrière la candidature de la France. Cette candidature doit être portée par l'ensemble du football français. Je note à ce propos qu'il y a eu une coopération sans faille entre la LFP et la FFF, et que tout le monde a tiré dans le même sens. C'est pour moi une grande fierté et une satisfaction que nous ayons réussi cela ensemble. Le plus important à présent est de réussir à mobiliser, fédérer derrière la candidature française en mettant notamment en avant le rôle social du football. Aujourd'hui n'est pas un aboutissement, c'est le début de l'aventure !"

Jacques Lambert
"Notre objectif collectif était de tirer vers le haut tous les projets des villes afin que le choix se fasse sur des dossiers les plus complets possibles. Pour cela, une équipe de pilotage a aidé les villes en constituant une structure d'expertise et d'appui. Je souligne d'ailleurs le travail exceptionnel fourni par les villes et les clubs, aussi bien en terme de qualité que de quantité. Nous avons vraiment senti une vraie dynamique et une vraie volonté de leur part d'accueillir l'Euro 2016 en France. A partir de ce constat, nous avons traité de façon équitable tous les projets.

Concernant les critères principaux de l'UEFA, ces derniers sont le pays, et notamment les conditions d'accueil, les stades bien sûr, et également les infrastructures urbaines pour accueillir le public. A présent, les prochaines dates clefs sont le jeudi 19 novembre, où une cellule de travail spécifique sur l'aspect du développement durable sera mise en place. Le lundi 15 février 2010 correspond à la date de dépôt des dossiers de candidature, avant que le pays hôte ne soit désigné par l'UEFA le vendredi 28 mai 2010. Entre ces deux dernières dates, nous mettrons tout en oeuvre pour défendre le dossier de la France."

Frédéric Thiriez
"Le Conseil Fédéral a donc dressé la liste des villes hôtes pour accueillir l'Euro 2016 à l'unanimité. Le match s'achève le vendredi 28 mai 2010, mais d'ici là il reste beaucoup de travail. Cette candidature va être l'occasion d'accélérer le mouvement de la rénovation des stades, qui est un enjeu collectif majeur. Cela va nous donner la possibilité d'effectuer un véritable bond en avant. Les stades doivent devenir un véritable lieu de vie, c'est la clef de voûte de la réussite économique d'un club. Cela profitera aussi bien à ces derniers qu'aux villes, aux départements, aux régions, à l'Etat et bien sûr au public."


Pris sur le site de la FFF

Nouveau Week-end de Football au niveau des équipes nationales

Les barrages pour l'Amérique du Sud ont commencé :

CM 2010-Barrages: L'Uruguay bien partie

L'Uruguay prend une option

Diego Lugano, le capitaine de l'Uruguay, peut regarder vers l'Afrique du Sud : son but inscrit au Costa Rica place la Céleste dans une position idéale. (REUT)

La Céleste a imité les Bleus. En allant s'imposer à San José face au Costa Rica (1-0) samedi en match aller du barrage Amérique du Sud / CONCACAF, l'Uruguay a pris une option sur la qualification pour la Coupe du monde, une compétition qu'elle a remporté deux fois (1930, 1950) mais dont elle n'a participé qu'à une seule des quatre dernières éditions (2002). Diego Forlan et ses partenaires ont toutes les cartes en mains avant de recevoir les "Ticos", mercredi à Montevideo pour le match retour.

Le Costa-Rica à dix pendant 40 minutes
La Céleste a fait l'essentiel grâce à un but de la tête sur corner signé de son capitaine, le défenseur de Fenerbahçe Diego Lugano (21e), dans une rencontre marquée par l'exclusion avant l'heure de jeu du milieu de terrain costaricien Randall Azofeifa à la suite d'un tacle dangereux qui lui a valu un deuxième carton jaune (53e). Malgré le soutien de 18.000 supporters dans son stade Ricardo-Saprissa, le Costa Rica s'est montré trop juste et trop brouillon pour inquiéter la sélection d'Oscar Tabarez, plus expérimentée et mieux armée en attaque avec Forlan (Atletico Madrid) et Luis Suarez (Ajax Amsterdam).

«Il suffit de croire en nous»
Malgré la défaite, le sélectionneur brésilien du Costa Rica Rene Simoes croit toujours en une troisième qualification consécutive pour une Coupe du monde. «Il suffit de croire en nous, pourquoi ne gagnerions nous pas au stade Centenario ?», a-t-il dit. Les "Ticos" pourraient s'en vouloir : ils ont été à moins de 30 secondes de la qualification directe pour l'Afrique du Sud, le mois dernier, avant que les Etats-Unis égalisent à 2-2 à la 95e minute lors de la dernière journée de la zone CONCACAF, au bénéfice du Honduras. Quatrièmes de leur zone, ils avaient du coup hérité du barrage contre l'Uruguay, 5e dans la zone Amérique du Sud. (Avec AFP).

En Europe, on a eu aussi les barrages,

CM 2010-Barrages: Le minimum pour le Portugal

Le Portugal, content mais sans plus

Bruno Alves a marqué l'unique but du match aller face à la Bosnie. (Reuters)

Pour le Portugal, vainqueur samedi à Lisbonne de la Bosnie (1-0), toute la question est de savoir si ce résultat est suffisant avant le match retour. Car même privés de Cristiano Ronaldo, les Portugais ont eu de nombreuses d'occasions d'empocher toute de suite la qualification, face à des Bosniaques trop timides. Seul Bruno Alves a finalement trouvé le chemin des filets, de la tête en première période (31e). Parfaitement servi par Nani côté droit, le défenseur de Porto n'a eu qu'à pousser le ballon dans la cage vide. Comme en Albanie, en éliminatoires, lorsqu'il avait marquait dans le temps additionnel, son but pourrait être encore décisif, même si bilan est tout de même bien maigre pour une si grande débauche d'énergie.

Dzeko manque la balle de 1-1
En alignant d'entrée une équipe offensive (Liedson, Deco, Nani, Simão), Carlos Queiroz comptait faire la différence dès ce premier match. Peine perdue, il faudra lutter mercredi prochain à Zenica dans un contexte nettement plus difficile. Avec un but d'avance, la Selecçao figure néanmoins en position favorable. Bien plus que son adversaire en tout cas, qui n'a pas montré grand-chose, excepté Sejad Salihovic, bien trop seul à se démener. Edin Dzeko a eu beau toucher la barre en fin de match (89e), il n'a pas beaucoup pesé sur la rencontre. Vedad Ibisevic non plus d'ailleurs. Ces deux-là savent ce qui leur reste à faire pour dans quatre jours pour voir l'Afrique du Sud.

Malgré un grand nombre d'occasions de part et d'autre, il n'y a eu qu'un seul but entre le Portugal et la Bosnie, samedi soir, en match aller des barrages pour la Coupe du Monde 2010. L'oeuvre de Bruno Alves à la 31e minute permet aux Portugais de l'emporter (1-0) à domicile et de partir avec un léger avantage mercredi soir, lors du match retour en Bosnie.

Les Bleus ne s'enflamment pas

De petits sourires, un brin de fierté pour certains et la sensation d'avoir accompli une partie du travail. Voilà le sentiment général de l'équipe de France à l'issue de la victoire à Dublin samedi en barrage aller de la Coupe du monde (1-0). Un succès acquis notamment grâce à un changement d'état d'esprit après la pause quand les Bleus ont enfin posé la balle à terre afin de développer leur jeu.

Les Bleus ont pris un avantage précieux avant le match retour. (Reuters)

"Il ne faut pas s'enflammer. L'objectif, c'est l'Afrique du Sud, à nous de faire le boulot jusqu'au bout." A l'image d'Eric Abidal, personne au sein de la délégation tricolore n'est tombé dans le triomphalisme. Rarement un succès en terre adverse, de surcroît à Croke Park face à un public qui donne des ailes et fait rêver tous les joueurs de la planète, n'aura suscité autant de retenue. Raymond Domenech, rapidement passé en conférence de presse pour glisser: "On n'en est qu'à la moitié du chemin, il reste encore 90 minutes, on ne sait pas ce qui peut se passer lors du match retour", avait donné le ton de cette fin de soirée dans les couloirs de Croke Park.

Il faut dire que la bagarre a été rude sur le terrain. Surtout avant la pause. Certes, les Français ont su quadriller parfaitement le terrain dès l'entame de la rencontre répondant comme il convenait au défi physique. La différence est venue ailleurs. En effet, cette équipe d'Irlande invaincue jusque-là dans les éliminatoires, s'est bien procuré deux occasions franches mais la domination a été à mettre au crédit des Tricolores qui ont su faire évoluer leurs perspectives en cours de rencontre. Un changement de tactique né d'une franche discussion.

Abidal: Il y a une petite éclaircie
"On s'est parlé, on s'est dit les choses en face. Il vaut mieux le dire que d'attendre de prendre un but. En deuxième période, on a mieux su se trouver et on a réussi à marquer. On a vu le vrai visage de l'équipe de France et c'est ce qu'il faut retenir", avoue Bacary Sagna. Une preuve de maturité de cette équipe de France qui a manifestement changé en profondeur ces derniers mois. "On a beaucoup appris de certains matches comme en Roumanie et on a su rester costauds", ajoute le latéral des Gunners. Une attitude intéressante qui aurait pu s'avérer encore plus décisive si Gignac avait par exemple réussi à doubler la mise. Mais ce serait oublier les deux grosses parades d'un Hugo Lloris qui a immédiatement su rebondir après sa prestation ratée contre Marseille. "Je suis content pour lui. Les grands joueurs réagissent toujours. Il a évité le 1-0 puis le 1-1", lâche Thierry Henry.

Sans le dire vraiment, on comprend entre les lignes que les Bleus sont ravis de la tournure des événements. S'imposer à Dublin face à une équipe qui avait terminé la phase de qualifications invaincue, ce n'est pas rien. Cette performance de premier rang leur permet de voir plus clairement la route qui mène jusqu'à l'Afrique du Sud. "Il y a une petite éclaircie", ose du bout des lèvres Eric Abidal. "Mais il reste 90 minutes et il faudra rester vigilant, notamment sur les coups de pied arrêtés", coupe Thierry Henry en bon capitaine. Le recordman des buts en équipe de France finit par un appel aux supporters tricolores: "La dernière fois contre l'Irlande, le Stade de France était très vert. J'espère que ce ne sera pas le cas mercredi". Un deuxième acte déjà présent dans toutes les têtes.

Bosnie-Blazevic: "Nous allons nous qualifier"
Battue 1-0 à Lisbonne, la Bosnie devra renverser la tendance contre le Portugal, mercredi prochain, en match de barrage retour de qualification pour la Coupe du monde. "Il est difficile de prédire quoi que ce soit en football mais nous allons nous qualifier à Zenica. Nous ne pouvons pas passer si nous jouons comme à l'aller mais le match retour sera complètement différent et nous allons appliquer une nouvelle stratégie pour surprendre le Portugal. J'espère que nous aurons plus de chance au match retour", a affirmé Miroslav Blazevic, le coach bosnien. Les coéquipiers de Dzeko ont frappé les montants à trois reprises durant la partie.

CM2010-Barrages: Tout reste à faire pour la Grèce et l'Ukraine
Grèce – Ukraine : 0 - 0
Stade Olympique. - 35 000 spectateurs - Arbitre : M. Duhamel.
Avertissement : Papastathopoulos (60e') pour la Grèce.

Opposés lors du match aller des barrages des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010, la Grèce et l'Ukraine n'ont pu se départager samedi et se sont quittés sur un match nul et vierge (0-0). Le match retour aura lieu en mercredi en Ukraine.

CM 2010-Barrages: La Russie prend les devants
Russie - Slovénie : 2 - 1
Stade Luzhniki. - Mi-temps : 1-0 - 70 000 spectateurs - Arbitre : M. Larsen.
Les buts : Bilyaletdinov (40e', 52e') pour la Russie ; Pecnik (87e') pour la Slovénie.
Avertissements : Arshavin (45e'+1), Sychev (82e') pour la Russie.

En match aller des barrages des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010, la Russie l'a emporté samedi face à Slovénie (2-1), à Moscou. Un doublé de Bilyaletdinov (40e, 52e) avait donné l'avantage aux hommes de Guus Hiddink, avant que Pecnik ne réduise le score dans les dernières minutes (87e). Le match retour est programmé mercredi, en Slovénie.

En Afrique, on a eu aussi les barrages :

CM 2010: L'Egypte pousse l'Algérie au match d'appui
Egypte - Algérie : 2 - 0
Cairo Stadium. - Mi-temps : 1-0 - 80 000 spectateurs - Arbitre : M. Dawson.
Les buts : Zaki (2e'), Aboutreika (90e'+5).

L'Algérie, si près du but...
Tout se jouera mercredi au Soudan ! Alors qu'elle tenait sa qualification pour la Coupe du monde 2010, une première depuis 1986, l'Algérie s'est inclinée 2-0 au Caire ce samedi, surprise dans les arrêts de jeu par un but d'Aboutrika alors que Zaki avait ouvert la marque dès la 2e minute. En conséquence, les deux sélections devront se départager en match d'appui.

Yahia et les Algériens ont laissé échapper leur qualification pour le Mondial dans les dernières secondes. (Reuters)

Quelle désillusion ! Alors que tout un peuple s'apprêtait à célébrer la troisième qualification de son histoire pour la phase finale de la Coupe du monde, Aboutrika a surgi, au bout d'interminables arrêts de jeu, trompant à la retombée d'un centre de Moawad un Gaouaoui qui jusqu'alors s'était montré héroïque pour préserver l'avantage de deux buts acquis par les Fennecs au match aller (3-1). Un véritable coup de massue synonyme de match d'appui, mercredi en terrain neutre, au Soudan...

Forcément crispée par l'enjeu et le climat délétère constaté autour de la rencontre depuis plusieurs jours déjà - témoin l'agression dont avaient été victimes les Algériens, jeudi, sur la route de leur hôtel - il faut dire que la sélection maghrébine était passée à côté de son début de match. Très vite acculés dans leur camp, les Fennecs rompaient dès la 2e minute, tandis que Zaki, opportuniste sur un tir de Zidan repoussé par Gaouaoui et consécutif à une reprise d'El-Sakka et un poteau de Homos, ouvrait les hostilités tel un renard des surfaces (1-0, 2e).

Le réalisme algérien en question
Ainsi cueillis à froid dans un Stade international du Caire en ébullition et plein à craquer, les troupes de Rabah Saadane se faisaient une deuxième frayeur dans la foulée, alors que Said contraignait de la tête Gaouaoui à la parade puis Halliche à un dégagement en catastrophe (10e). Dès lors sous la menace concrète d'une éviction aux portes du Mondial, les Fennecs s'employaient néanmoins à réagir par le biais de leur capitaine Mansouri, lequel enlevait un peu trop sa frappe aux 18 mètres (12e). Sans regret toutefois puisque l'arbitre ponctuait l'occasion d'un coup de sifflet signifiant un hors jeu (12e).

Les idées remises en place, l'Algérie s'enhardissait au fil des minutes, au point de prendre l'ascendant sur son hôte égyptien en termes de franches opportunités. A la réception d'un coup franc lointain de Ziani, Halliche, d'abord, inquiétait El-Hadary (20e). Puis Belhadj, d'un coup franc excentré, manquait de surprendre le dernier rempart des Pharaons (36e). La palme de l'égalisation avortée revenait cependant à Yahia en première période puisqu'au bout d'un temps additionnel à rallonge, l'intéressé, bien servi par Mansouri dans la surface, n'appuyait pas suffisamment sa reprise pour battre El-Hadary (45e+3).

Après quinze minutes de repos, les hommes de Rabah Saadane s'évertuaient à ne pas relâcher la pression. Par deux fois dans le premier quart d'heure de la seconde période, Saïfi se retrouvait en position idéale pour permettre aux siens de revenir au score. Seulement El-Hadary ne se laissait pas prendre par sa tentative lobée (55e), pas plus que son plat du pied consécutif à un bon travail de Bezzaz sur la droite n'était cadrée (60e). Alors dominés dans le jeu, les Egyptiens reprenaient finalement l'initiative des débats dans le dernier quart. El-Sakka, de la tête sur un corner de Hassan, croyait d'abord assommer les Fennecs mais se heurtait à une énorme parade-réflexe de Gaouaoui (79e). Avant qu'Aboutrika ne décide de l'issue de la rencontre... Pour une poignée de secondes, le destin de l'Algérie, absente de la grand-messe mondiale depuis 1986, était mis en suspens. Jusqu'à mercredi prochain...

Surpris dans les arrêts de jeu par Aboutrika alors qu'ils tenaient leur billet pour le Mondial 2010, les Algériens se sont inclinés 2-0 en Egypte ce samedi lors de la dernière journée des éliminatoires de la zone Afrique. Un revers initié par Zaki dès la 2e minute qui renvoie Fennecs et Pharaons dos à dos, puisque les partenaires de Mansouri avaient remporté le match aller 3-1. En conséquence, les deux sélections devront en passer par un match d'appui, mercredi au Soudan, pour voir l'Afrique du Sud l'été prochain.

CM 2010: Le Cameroun tient son billet
Maroc - Cameroun : 0 - 2
Complexe Sportif de Fès. - Mi-temps : 1-0 - Arbitre : M. Bennet.
Les buts : Webo (18e'), Eto'o (52e').

Le Cameroun de Paul Le Guen s'est qualifié samedi pour la Coupe du monde sud-africaine en s'imposant 2-0 au Maroc, grâce à des buts d'Achille Webo et Samuel Eto'o. Une victoire qui prive du même coup les Marocains de la Coupe d'Afrique des Nations puisque, dans le même temps, les Togolais ont dominé le Gabon sur la plus courte des marges (1-0), le Nancéien Floyd Ayité inscrivant l'unique but de la victoire à vingt minutes du terme. Les hommes d'Alain Giresse terminent eux à la deuxième place de ce Groupe A.

Togo – Gabon : 1 - 0
Stade de Kégué. - Mi-temps : 0-0 - Arbitre : M. Seechum.
Le but : Ayité (71e').

Nouvelle-Zélande – Bahrein : 1 - 0
Mi-temps : 1-0.
Le but : Fallon (45e').
Avertissements : Sigmund (3e') pour la Nouvelle-Zélande ; Ayesh (27e'), Okunwanne (90e') pour Bahrein

Mozambique – Tunisie : 1 - 0
Mi-temps : 0-0.
Le but : Dario (83e').

Kenya - Nigeria : 2 - 3
Mi-temps : 1-0.
Les buts : Olieh (16e'), Wetende (78e') pour le Kenya ; Martins (62e', 83e'), Yakubu (65e') pour le Nigeria.

Soudan - Benin 1 - 2
Mi-temps : 1-1.
Les buts : Ishag (45e' s.p.) pour le Soudan ; Oyotomossi (36e'), Boco (62e').

Burkina Faso – Malawi : 1 - 0
Mi-temps : 1-0.
Le but : Dagano (47e').

Côte d'Ivoire - Guinée : 3 - 0
Mi-temps : 2-0
Les buts : Yao Kouassi (16e', 30e'), Tiéné (66e').

En même temps, il y a eu ce week-end des matchs amicaux

Le Brésil ne l'a pas volé

Le Brésil a dominé l'Angleterre ce samedi en match amical au Khalifa Stadium de Doha, au Qatar (1-0). Une victoire acquise sur le plus petit des scores, qui s'est dessinée dès la 47e minute de jeu sur une belle inspiration de Nilmar. La sélection des Trois Lions a été dominée dans tous les secteurs de jeu dans ce match et n'a pu faire mieux que contenir les assauts en continu des Brésiliens.

Nilmar, ici avec Maicon, a inscrit le seul but de sa formation face à l'Angleterre. (Reuters)

Le Qatar attendait avec impatience ce match de gala entre le Brésil et l'Angleterre. Les spectateurs du Khalifa Stadium n'ont pas été déçus malgré cette victoire acquise sur le plus petit des scores de la part des Brésiliens, face à une sélection britannique totalement amorphe tout au long de la rencontre.

Les protégés de Dunga démarrent ce match pied au plancher avec le Madrilène Kaka à la manoeuvre, qui tente de développer le jeu de la Seleçao en milieu de terrain. Rapidement, les Anglais sont battus dans les duels et doivent se contenter de subir la loi des Brésiliens. La fébrilité de l'arrière-garde britannique permet aux Sud-Américains de lancer à plusieurs reprises leur attaquant Nilmar en profondeur, ce dernier parvenant à prendre le dessus sur Wes Brown à tous les coups.

De par sa percussion, son dynamisme et sa rapidité, l'ancien Lyonnais met en difficulté la défense anglaise avec ses débordements à répétition sur le flanc gauche. Mais si la domination territoriale des Brésiliens est incontestable, les protégés de Dunga peinent à apporter véritablement le danger sur le but de Foster. Il faut même attendre la 24e minute de jeu pour la première véritable occasion avec, à la suite d'un superbe mouvement collectif du Brésil, le Lyonnais Michel Bastos qui, pour sa première sélection, adresse un missile des 25 mètres depuis son côté gauche venant flirter avec le montant de Foster.

Et si la réaction anglaise ne se fait pas attendre avec une belle tête de Rooney frôlant le cadre de Julio César (26e), ce sont bel et bien les coéquipiers de Lucio qui reprennent la mainmise sur le match et qui continuent de lancer leurs vagues offensives sur le but du portier anglais. Cependant, malgré une circulation de balle fluide et une solidarité collective, les Jaunes ne parviennent pas à se créer de réelles occasions et sont toujours contraints au nul à la pause (0-0).

Nilmar crucifie une formation britannique aux abois
Au retour des vestiaires, la domination brésilienne s'intensifie. Avant de se concrétiser dès la 47e minute de jeu avec cette ouverture du score de l'intenable Nilmar, étincelant tout au long de la première période. Elano, à l'aide d'une superbe transversale, délivre un caviar à l'attaquant brésilien dans la surface de réparation, repris victorieusement de la tête par ce dernier (1-0, 47e). Une ouverture du score amplement méritée pour des Brésiliens récompensés de leurs efforts fournis lors du premier acte.

Dès lors, il n'y a qu'une seule équipe sur le terrain, les Brésiliens se contentant de promener leurs adversaires du soir sur tout le terrain. La possession de balle est largement à mettre à l'actif de Maicon et consorts qui prennent tout leur temps pour développer leur jeu, devant des Anglais littéralement retranchés dans leur camp et totalement amorphes. Et à l'heure de jeu, l'occasion de doubler la mise se présente pour la Seleçao, avec un penalty accordé par l'arbitre de la rencontre à Nilmar, fauché en pleine surface de réparation par Foster. Luis Fabiano prend ses responsabilités mais manque le cadre, empêchant sa formation de mettre K.O la sélection emmenée par Fabio Capello.

La révolte des Britanniques ne change rien, avec cette volée de Milner au dessus de la barre de Julio César (71e). Ce sont même les Brésiliens qui sont à deux doigts d'aggraver le score par l'intermédiaire de leur capitaine Lucio, qui trouve le poteau de Foster sur une superbe frappe des 20 mètres (77e). La fin de match est quelque peu hachée et le Brésil s'impose sur le plus petit des scores (1-0), confirmant ainsi qu'il reste un sérieux prétendant à la victoire finale en Afrique du Sud. L'Angleterre quant à elle, privée de bon nombre de ses titulaires, n'a absolument rien prouvé dans ce match...

L'Espagne, toujours plus haut

En dominant l'Argentine dans son antre de Vicente Calderón sur la plus petite des marges (2-1), l'Espagne a confirmé un peu plus son statut de champion d'Europe en titre ce samedi. Ce match de gala était l'occasion pour la Roja de prouver qu'elle restait un sérieux prétendant à la victoire finale en Afrique du Sud. C'est chose faite avec ce précieux succès sur ses terres face à une solide formation argentine qui n'a pas démérité.

Xabi Alonso, auteur d'un doublé face à l'Argentine, a grandement contribué à la victoire de sa formation. (Reuters)

Pour sa centième sélection avec la Roja, Iker Casillas n'est pas parvenu à conserver sa cage inviolée face à l'Argentine de Diego Maradona qui est venue s'incliner hors de ses terres (2-1), mais il a une nouvelle fois grandement contribué au succès de sa formation en tenant la baraque dans ses propres buts.

Et ce sont les Espagnols qui démarrent cette rencontre en fanfare en assiégeant de suite la cage du portier argentin avec notamment de longues chevauchées de Silva sur son flanc gauche. Les protégés de Del Bosque lancent en effet plusieurs vagues offensives à destination du but de Romero. Et l'une d'elles s'avère rapidement payante puisqu'au quart d'heure de jeu, à la suite d'un superbe mouvement collectif de la sélection espagnole, Xabi Alonso se trouve à la récupération d'une belle frappe de Silva, repoussée par le portier argentin, pour ouvrir le score pour sa formation (1-0, 16e).

La domination territoriale affichée par les coéquipiers de David Villa est récompensée et elle s'accentue rapidement avec une possession du ballon nettement à l'avantage des Espagnols. Dés lors, les travées du stade Vicente Calderón laissent entrevoir la « ola » entamée par les supporters espagnols, satisfaits de la prestation affichée par leurs protégés. Mais à trop dominer, on se fait souvent surprendre et par deux fois les Espagnols ont bien failli se faire rejoindre au score sur des frappes non cadrées de Higuain (22e) et Di Maria (39e). Néanmoins, le fond de jeu reste espagnol et permet aux coéquipiers de Sergio Ramos de rentrer au vestiaire avec cet avantage logique d'un but (1-0) au tableau d'affichage.

Xabi Alonso signe un doublé
Au retour des vestiaires, les Argentins semblent être revenus sur la pelouse avec de meilleures intentions. Et sur sa première occasion, Higuain est tout près d'égaliser pour sa formation, mais la frappe du Madrilène est légèrement trop croisée et flirte avec le montant droit d'Iker Casillas (56e). Une frappe, synonyme d'alerte pour la Roja qui, cinq minutes plus tard, se voit pourtant rejoindre au score à la suite d'un penalty transformé par le prodige blaugrana, Lionel Messi (1-1, 61e).

Une réduction du score qui n'altère en rien l'envie des Espagnols de porter le ballon vers l'avant et qui décident de pousser les Argentins dans leurs derniers retranchements. Et les franches occasions coup sur coup de Sergio Ramos (70e) et de Negredo (71e) traduisent la volonté des Ibériques de reprendre l'avantage dans cette rencontre. Et ce désir de poursuivre ses assauts en continue sur la cage de Romero va s'avérer payant puisqu'à cinq minutes du coup de sifflet final, les locaux bénéficient à leur tour d'un penalty, transformé par Xabi Alonso, auteur d'un doublé (2-1, 85e). Dés lors, le score qui n'évoluera plus. Ce match de gala entre l'Espagne et l'Argentine a vu la Roja triompher et confirmer un peu plus son statut de champion d'Europe en titre.

L'Italie a encore du travail

A l'image de Van der Vaart et de Gilardino, Néerlandais et Italiens ne sont parvenus à se départager en amical à Pescara. (Reuters)

Après avoir largement dominé son groupe 8 de qualifications au mondial 2010, l'Italie n'a pas été en mesure de battre les Pays-Bas sur la pelouse de Pescara ce samedi. Les deux formations se sont en effet neutralisées sur un score nul et vierge (0-0). Les protégés de Marcello Lippi auront probablement à coeur de peaufiner leurs derniers réglages face à la Suisse, mercredi, pour leur dernière apparition sur un terrain en 2009.

Qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA en Afrique du Sud : 26 pays ont actuellement leurs tickets pour la phase finale (entre parenthèse leur date de validation de leur précieux sésame) :

Afrique : 5 pays
Afrique du Sud (15/05/2004), Cameroun (14/11/2009), Ghana (06/09/2009), Côte d’Ivoire (10/10/2009) et Nigéria (14/11/2009)

Asie : 4 pays
Australie (06/06/2009), Corée du Nord (17/06/2009), Japon (06/06/2009) et Corée du Sud (06/06/2009)

Europe : 9 pays
Allemagne (10/10/2009), Danemark (10/10/2009), Italie (10/10/2009), Serbie (10/10/2009), Suisse (14/10/2009), Angleterre (09/09/2009), Espagne (09/09/2009), Pays-Bas (06/06/2009) et Slovaquie (14/10/2009)

Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes : 3 pays
Etats-Unis (10/10/2009), Mexique (10/10/2009) et Honduras (15/10/2009)

Océanie : 1 pays
Nouvelle-Zélande (14/11/2009)

Amérique du Sud : 4 pays
Argentine (14/10/2009), Chili (10/10/2009), Brésil (05/09/2009) et Paraguay (09/09/2009)

mardi 10 novembre 2009

Loi n° 8 : Coup d'envoi et Reprise de Jeu

Préliminaires
Le choix des camps est déterminé par un tirage au sort effectué au moyen d’une pièce de monnaie. L’équipe favorisée par le sort choisit le but en direction duquel elle attaquera durant la première période.
L’autre équipe se voit attribuer le coup d’envoi du match.
L’équipe ayant choisi le camp effectuera le coup d’envoi de la seconde période.
Pour la seconde période, les équipes changent de camp.

Coup d’envoi
Le coup d’envoi est la procédure qui permet de débuter une partie ou de reprendre le jeu :
• au début du match ;
• après qu’un but a été marqué ;
• au début de la seconde période ;
• au début de chaque période des prolongations, le cas échéant.
Il est possible de marquer un but directement sur coup d’envoi.

Procédure
• Tous les joueurs doivent se trouver dans leur propre moitié de terrain.
• Les joueurs de l’équipe ne procédant pas au coup d’envoi doivent se tenir au moins à 9,15 m du ballon tant qu’il n’est pas en jeu.
• Le ballon doit être positionné sur le point central.
• L’arbitre donne le signal du coup d’envoi.
• Le ballon est en jeu dès qu’il est botté et a bougé en direction du but adverse.
• L’exécutant ne doit pas retoucher le ballon avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur.
Quand une équipe a marqué un but, c’est l’équipe contre laquelle le but a été marqué qui procède au coup d’envoi.

Infractions et sanctions
Si l’exécutant du coup d’envoi joue le ballon une seconde fois avant que celui-ci n’ait été touché par un autre joueur :
• un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse à l’endroit où le ballon se trouvait lorsque l’infraction a été commise (voir Loi 13 – Lieu d’exécution du coup franc).

Pour toute autre infraction à cette Loi :
• le coup d’envoi doit être rejoué.

Balle à terre
Si, lorsque le ballon est en encore jeu, l’arbitre doit momentanément interrompre le jeu pour une quelconque raison non mentionnée dans le Lois du Jeu, le jeu reprendra par une balle à terre.

Procédure
L’arbitre laisse tomber le ballon à terre à l’endroit où celui-ci se trouvait au moment de l’interruption du jeu à moins que le jeu ait été arrêté à l’intérieur de la surface de but auquel cas l’arbitre laissera le ballon tomber sur la ligne de la surface de but qui est parallèle à la ligne de but, et ce au point le plus proche de l’endroit où se trouvait le ballon au moment où le jeu a été arrêté.
Le jeu reprend dès que le ballon touche le sol.

Infractions et sanctions
La balle à terre doit être rejouée si :
• le ballon a été touché par un joueur avant d’être entré en contact avec le sol ;
• le ballon a quitté le terrain de jeu après avoir rebondi sur le sol sans qu’un joueur ne l’ait touché.

Balle à terre
Tout joueur peut disputer le ballon (le gardien également). Il n’existe pas de nombre minimum ou maximum de joueurs pour disputer une balle à terre.
L’arbitre n’a pas le pouvoir de décider qui peut ou ne peut pas disputer la balle à terre.

Textes tirés des Lois du Jeu 2009-2010 éditées par la FIFA.

Loi n° 7 : temps de Jeu

Périodes de jeu
Le match se compose de deux périodes de 45 minutes chacune, à moins qu’une autre durée n’ait été convenue d’un commun accord entre l’arbitre et les deux équipes participantes. Tout accord concernant une modification de la durée du match (par exemple une réduction de chaque période à 40 minutes en raison d’un éclairage insuffisant) doit impérativement intervenir avant le coup d’envoi et être en conformité avec le règlement de la compétition.

Mi-temps
Les joueurs ont droit à une pause entre les deux périodes.
La pause de la mi-temps ne doit pas excéder 15 minutes.
Les règlements des compétitions doivent clairement en définir la durée.
La durée de la pause ne peut être modifiée qu’avec le consentement de l’arbitre.

Récupération des arrêts de jeu
Chaque période doit être prolongée pour compenser les arrêts de jeu occasionnés par :
• les remplacements ;
• les soins prodigués aux joueurs blessés ;
• le transport des joueurs blessés hors du terrain de jeu ;
• les manoeuvres visant à perdre du temps délibérément ;
• toute autre cause.
La durée du temps additionnel est à la discrétion de l’arbitre.

Coup de pied de réparation
Si, en fin de période, un coup de pied de réparation doit être exécuté ou recommencé, la durée de cette période sera prolongée pour en permettre l’exécution.

Arrêt définitif du match
Un match arrêté définitivement avant son terme doit être rejoué, sauf disposition contraire stipulée dans le règlement de la compétition.

Récupération des arrêts de jeu
De nombreux arrêts de jeu sont tout à fait normaux (rentrées de touche, coups de pied de but, etc.). Il convient donc de n’accorder de temps additionnel que si ces arrêts de jeu sont excessifs.
Le quatrième officiel doit indiquer le minimum de temps additionnel décidé par l’arbitre à la fi n de la dernière minute de chaque période de jeu.
L’annonce du temps additionnel n’indique pas le temps exact qu’il reste à jouer.
Le temps additionnel peut être plus important si l’arbitre le considère opportun, mais il ne peut en aucun cas être réduit.
L’arbitre ne peut compenser une erreur de chronométrage survenue en première mi-temps en augmentant ou réduisant la durée de la seconde mi-temps.

Textes tirés des Lois du Jeu 2009-2010 éditées par la FIFA.